tous ceux qui réagissent sans connaître la réalité de la situation,

Le collège a déjà été en grande partie rénové. Il ne reste plus que les façades à réhabiliter. Mais c'est vrai que c'est pratique de penser que ce collège menace ruine. C'est ce que Patrick Gendraud veut imposer comme idée mais c'est un mensonge...un de plus. Quelle n'a pas été sa surprise lorsqu'à la suite d'un conseil d'administration au collège Bienvenu-Martin, il a lâché "Merde, c'est neuf ici !" en entrant dans le réfectoire. Les élus comme une bonne partie des Auxerrois ne connaissent pas l'établissement. Le collège date de 1968, ses façades auraient dû être reprises depuis longtemps dans la suite logique des travaux déjà engagés.

Le 6 mars 2018, M Latron avait annoncé de manière très solennelle que le collège Bienvenu-Martin ne fermerait pas, jamais !

"Il avait insisté sur le fait que les travaux à réaliser n'étaient pas plus onéreux que pour les autres collèges auxerrois déjà rénovés. La chute d'une fenêtre en décembre n'a pas modifié la nature des travaux à réaliser. C'est important de le souligner car depuis cette annonce préfectorale de mars 2018, M. Gendraud et ses services n'ont pas travaillé.

La situation actuelle est le résultat de l'inaction du département qui croit pouvoir s'en sortir à bon compte en mettant en avant l'urgence de la situation de crise de décembre dernier. Sauf que la crise a bien des causes plus profondes et disons, plus politiques. On peut dépenser beaucoup pour certains Icaunais mais pas pour d'autres. Il y a d'autres questions sous-jacentes qui sont pour le moins éloignées des beaux discours et de ce que l'on appelle les "valeurs républicaines". Nous pensons que cela a à voir avec le mépris du président Gendraud et des élus départementaux pour les habitants des quartiers populaires de l'Auxerrois.

"Nous avons déjà eu l'occasion de le dire, maintes et maintes fois. Nous avons pointé la responsabilité des élus départementaux dans la situation actuelle. Ils ont fait des choix guidés par autre chose que l'intérêt général. Lorsque nous pointons les contradictions de la "politique éducative" du CD89, on nous répond que l'on ne va pas refaire l'histoire...

Les élus estiment ne pas avoir à rendre de compte. Nous dénonçons le fait que les élus pourraient "re-voter" la fermeture d'un collège à la tête du dernier réseau d'éducation prioritaire d'Auxerre en décidant de ne pas accorder la dernière tranche de travaux. Ces élus qui, en 2016, avaient majoritairement voté le schéma directeur des collèges incluant la fermeture du collège Bienvenu-Martin s'apprêtent à récidiver. A cette époque, ils ne connaissaient pas l'établissement.

Ils ont voté la fermeture d'un collège de 400 élèves dont les effectifs progressent depuis des années sans savoir, sans se déplacer...Il y a comme une forme d'irresponsabilité à exercer un mandat de cette manière.

Aujourd'hui, Patrick Gendraud a repris la croisade de son prédécesseur et cette fois, plus de collège au Nord ! Ce que les élus s'apprêtent à faire, c'est accroître la pression sur les collèges de l'Auxerrois. Des effectifs nombreux, un climat scolaire menacé. Nous avons aussi répété que l'approche arithmétique du département fera des dégâts parmi la jeunesse auxerroise. Des collégiens sacrifiés sur l'autel des petits jeux politiques de Patrick Gendraud, Jean Marchand et de leurs amis.

"Le département a appelé son séminaire sur les collèges du 13 février dernier "Plan ambition réussite des collèges".

Bien sûr, c'est une arnaque car on peut utiliser les "mots" que l'on veut mais la réalité de cette politique, c'est qu'une partie des élus se sont servis, c'est-à-dire que certaines rénovations de collège semblaient moins urgentes que d'autres. L'ambition de M. Gendraud pour la jeunesse c'est comment faire admettre qu'il faut maintenant se partager les miettes que ces élus ont bien voulu laisser.

Ce que promet le département, c'est des "collèges-usines", des "feed-lot éducatifs" où les élèves les moins à l'aise et les plus fragiles seront les premières victimes. Quels parents, quels citoyens pourraient bien vouloir courir ce risque ? Qui veut faire payer à la jeunesse icaunaise le prix de l'incompétence du département en matière d'éducation ?

Aujourd'hui, le département s'apprête à tourner le dos à une partie des Icaunais, à mener une politique injuste socialement dont les effets se feront sentir durablement dans l'Auxerrois et dans l'Yonne.

"La raison de ce rassemblement de samedi 16 mars (11 heures) place de l'Arquebuse, est le refus de voir notre territoire encore une fois fragilisé par des choix qui affecteront les plus vulnérables.

Nous pensons que les questions d'éducation concernent tous les habitants du département qu'ils aient ou non des enfants en âge d'être scolarisés en collège.

C'est pourquoi, cette marche pour l'égalité et contre l'injustice sociale est organisée un samedi afin que tous ceux qui se sentent concernés puissent venir dans une démarche citoyenne.

"Nous manifesterons contre l'injustice sociale érigée en politique départementale par l'exécutif du Conseil Départemental de l'Yonne."

 

Luis CAMPANICO

 

Luis Campanico, professeur au collège Bienvenu-Martin à Auxerre (DR)