La menace planait depuis le début de l'année sur la société spécialisée dans l'agencement de magasins. Les salariés ne se faisaient guère d'illusions.

La direction l'a confirmé, mardi après-midi, lors d'un comité d'entreprise en annonçant 96 suppressions de postes dont 29 - 45 à Moneteau, selon les sources.

La direction invoque le motif économique pour justifier cette restructuration qui doit se mettre en place début 2013. Une raison que les salariés contestent. Selon la direction, le chiffre d'affaires accuse une baisse de 25% et régresse depuis 2008. En outre, le commerce électronique, la concurrence des entreprises d'agencement low-cost ainsi que la diminution du nombre de grandes surfaces consacrées au bricolage, ont modifié les données du marché.

Les salariés qui évoquent un endettement "pharaonique" et la suppression de 150 postes interimaires, entendent désormais saisir un expert pour tenter de faire invalider le motif économique de ces licenciements.

C'est le site de Péronne dans la Somme qui paye le plus lourd tribu de ce plan social avec 43 suppressions de postes. Il y aura également 8 suppressions de postes sur le site de Vendôme, dans le Loir et Cher.

Actuellement, Hermès Métal emploie selon la direction 1200 personnes dont 720 sur le site de Monéteau, le siège social du groupe.