Il y eut bien des parties verbales de ping pong qui ont failli s'envenimer ... mais l'esprit de concorde et des fêtes pacifiques de fin d'année, a vite repris le dessus (DR)

 

Les têtes, toutes les têtes sont basses ... C'est pas drôle (DR)

 

Allez, ne faisons pas grise mine. La vie est belle si on n'est pas malade et les rues du coeur de la cité sont en fête. Noël, l'an nouveau suggèrent la paix, la pause, la concorde, l'harmonie.

Il y a au moins deux bonnes nouvelles à l'issue du conseil municipal d'Auxerre qui s'est réuni, jeudi à 18 heures, dans la salle des délibérations sous le regard permanent du petit père Combes (Émile) l'homme de la laïcité en marche au début du XXème siècle. Ce dernier prononca un discours célèbre lors de  l'inauguration du marché couvert place des Cordeliers, le 4 septembre 1904, préfigurant la séparation des églises et de l'État, la loi de 1905. D'un mot, Il faut rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu et à César ce qui appartient à César. Cette semaine est celle de la laïcité.

Un, il n'y aura pas de hausse des taux d'imposition à Auxerre en 2017 (sauf surprise de dernière minute le budget étant voté le jeudi 22 décembre bien en avance en regard des précédentes années) et en dépit d'un trou de 1,7 million d'euros à combler par les réductions de dépenses. En dépit aussi il faut le souligner, de deux mauvaises nouvelles, tombées ces derniers jours comme un coup de massue. L'augmentation des bases d'imposition établies par l'État, de 0,4 au lieu de 0,8 et le transfert par l'État du manque à gagner des veuves, soit un coût imposé de 400 000 euros.

 

Le pire est-il à venir ?

 

On soulignera aussi, entre autres dépenses subies, l'augmentation imposée à Auxerre de sa contribution au SDIS (service départemental d'incendie et de secours) de 500 000 euros supplémentaires sur 5 ans, soit 100 000 euros par an. Imposée par le Sdis géré par le conseil départemental de l'Yonne.

AUXERRETV rendra compte aux citoyens, en temps voulu, du fonctionnement du Sdis de l'Yonne et de sa gestion désastreuse épinglée par la direction de l'inspection générale de l'administration.

Finalement ce n'est pas grand chose en regard des 15 à 20 millions d'euros de dotations en moins de l'État sur cinq ans, ce qui pénalise outrancièrement Auxerre et les collectivités locales en général. Et comme le suggère justement Guy Férez, le pire est peut-être devant nous, rien qu'à voir le programme d'un candidat désigné à la présidentielle. 50 nouveaux milliards à prélever sur les collectivités locales, ce n'est pas un bon filon pour les communes.

Deux, le conseil municipal en fin de séance a adopté un voeu de l'opposition présenté par Virginie Delorme sur la mise en valeur de la problématique de la place des Cordeliers actuellement l'objet d'une concertation publique sur son devenir. Elle doit être un succès.

L'idée exprimée dans la motion est de dire que la priorité absolue désormais est  le coeur de ville qui est en grande difficulté.  Une exposition permanente dans un magasin vacant du centre ville pourrait devenir le centre de la réflexion collective et prospective, visible en permanence, par toutes et tous. De là pourraient émerger de nouvelles ambitions.

 

Pour le reste, que dire sans médire ?

 

Le député chef de l'opposition Guillaume Larrivé (LR) présent (Patrick Tuphé MoDem était donc absent) a, en deux phrases, exprimé de manière mesurée l'essentiel : la ville d'Auxerre gére la pénurie. Sans de nouvelles bases de richesses, il en sera longtemps ainsi. Le parlementaire a ensuite plaidé pour une réflexion sur « la mutualisation » des moyens entre la Ville et l'Agglomération, s'appuyant sur l'exemple des deux DG. Guy Férez rétorqua qu'elle était en marche depuis longtemps.

Jean-Pierre Bosquet annoncé par GL pour commenter le topo de Pascal Henriat, fut percutant, évoquant la longue plainte de l'adjoint aux finances et le reste.

L'architecte Auxerrois enfonça le clou par ailleurs sur le chantier du troisième bâtiment de l'IUT dont les travaux sont bloqués. Il demanda pourquoi ? Et si les délais seraient tenus pour l'ouverture prévue en septembre prochain, suggérant l'idée qu'il y avait un loup, ce qui eut le don de faire sortir, pour la première fois, sous nos yeux, le maire Guy Férez, de ses gongs. Sans pour autant dire qu'il a pété les plombs.

Il apparaîtrait à écouter en aval J-P Bosquet, que la-dite entreprise bretonne de dix personnes, est en redressement judiciaire. Qu'elle avait sous-traité des murs entiers du bâtiment alu en Serbie avec fenêtres qui ne sont pas étanches, ce qui est vérifiable sur place.

Que l'entreprise en question avait fait poser par des Portugais les dits panneaux.

Bonjour l'Europe, bonjour le Made in France et bonjour le savoir-faire local. Comment un chantier emblématique auxerrois a-t-il pu échapper au terroir et à son génie ?

Bosquet dit "Bobosse" (ce que ne savait pas son co-équipier Larrivé) dans le cercle du tennis et du rugby, s'est heurté à un mur.

L'exécutif, s'est montré agacé et n'a rien lâché même pas l'élégance d'une forme de transparence due aux citoyens. Buté, certainement à juste titre, Guy Férez, le maire, n'a pour une fois, pas trouvé les mots.

 

Pierre-Jules GAYE

 

L'exécutif, de gauche à droite : Henriat d'attaque, Souad muette, Férez mal à l'aise une fois n'est pas coutume, Paris silencieux, Richet égale à elle-même (DR)

 

 

 

 

Vœu du groupe Union pour Auxerre (d'opposition, Ndlr)

adopté à l'unanimité

 

Auxerre, le 8 décembre 2016

Depuis quelques semaines, la mairie a lancé plusieurs projets d’aménagement : porte de Paris, Batardeau-Montardoins, Cordeliers, Rosoirs, secteur de la Gare.

Tous ces projets sont nécessaires mais nous pensons essentiel de déterminer des priorités. Les moyens des Auxerrois ne sont pas extensibles, ils doivent être concentrés.

À notre sens, la priorité absolue est le cœur de ville qui est en grandes difficultés.

Techniquement la situation est très simple à expliquer.

La ville n’est plus irriguée en son cœur. Depuis près de 20 ans, trop peu de travaux ont été faits pour fluidifier la circulation, faciliter le stationnement, embellir les façades des magasins et immeubles, réhabiliter les logements, restaurer le marché ou encore rénover les places ,....

Le résultat se traduit par moins d’échanges, moins de commerces, moins d’habitants, beaucoup moins d’attractivité, moins d’investisseurs, moins de vie ...

 

Aujourd’hui, la réfection de la place des Cordeliers est, de nouveau, à l’ordre du jour. Ce projet doit être un succès.

Le site des Cordeliers n’est pas seulement une place, c’est le cœur vivant de notre ville, La réflexion doit être globale, aborder tous les sujets, et réunir l’ensemble des Auxerrois.

Pour marquer cet engagement, nous proposons au conseil municipal de créer une exposition

permanente dans l’un des magasins vacants du Cœur de Ville. Ainsi, autour de grandes maquettes du quartier des Cordeliers, de vidéos sur les projets, sur l’histoire de la ville nous pourrions installer un lieu de débats et d’analyses avec l’aide de professionnels, d’associations, d’élus et bien sur des Auxerrois. Cette réflexion prospective, ces paroles d’habitants permettront d’éviter les erreurs du passé et feront, à n’en pas douter, émerger des projets différents en toute transparence.

Alors, le cœur de ville pourra, de nouveau, nourrir de nouvelles ambitions.