Malgré la crise, les ventes de domaines viticoles français se multiplient selon une étude publiée, mardi. Les surfaces cédées ont doublé en vingt ans et le prix moyen par hectare a été multiplié par trois : c'est ce qu'indique une étude du réseau Vinéa, spécialiste sur ce marché.
 

Les Français restent les principaux investisseurs (60%). Mais, le marché voit émerger une nouvelle génération d'hommes d'affaires, en provenance de Chine notamment, qui misent sur le vignoble français.

Sur les 800 000 hectares que compte le vignoble français, il s'échange chaque année près de 20 000 ha, soit 2,5% des surfaces. Les prix moyens à l'hectare ne cessent de croître depuis 1990. Ils suivent, voire dépassent la courbe du marché immobilier. C'est surtout vrai pour les crus en appellation d'origine contrôlée (AOC) – pomerol ou médoc dans le Bordelais, par exemple -, dont les prix sur ces 20 dernières années ont enregistré une hausse annuelle de 9%.

La valeur de l'hectare a ainsi été multipliée par cinq durant cette période. Ils se valorisent entre 100 000 euros et quelques millions d'euros l'hectare. Donner un prix moyen n'a pas d'intérêt tant la cotation est spécifique au cru. Cette catégorie représente 10% des transactions.

- Le marché des appellations génériques en AOC (60% des transactions) - bordeaux, bourgogne, côtes-du-rhône, etc - a baissé (-0,3% par an sur les dix dernières années). Mais, cette baisse est largement compensée par l'immobilier qui lui est affecté. Les prix varient entre 15 000 et 20 000 euros l'hectare.

- Le marché des vins en IGP (indication géographique protégée) est moins spéculatif. Après de fortes hausses dans les années 2000 suivies d'un tassement dans les années 2005, les prix sont aujourd'hui stables, oscillant entre 10 et 15.000 euros l'hectare.