Après les propos d'inauguration dans le cloître de l'Abbaye Saint-Germain à Auxerre, Eiríkur Örn Norđdahl romancier Islandais était sur scène pour répondre aux questions des uns et des autres.
C'est Pascal Dibie, l'éthnologue de Chichery-le-Ville, a effectué les présentations fouillées, explorant à sa manière, l'homme et le roman, un livre tout à fait extraordinaire dont on ne ressort pas indemne.
En  2012 Norddahl a reçu le Icelandic Literary Prize, catégorie fiction et poésie, ainsi que le Book Merchants' Prize pour son roman Illska.
L'homme complexe est aussi un poète. Il a été un des membres fondateurs du collectif poétique d’avant-garde Nyhil, en Islande, en 2004.

Le livre : Événement dans l’histoire mondiale : Agnes et Omar se rencontrent par un dimanche matin glacial dans la queue des taxis au centre-ville de Reykjavik. Agnes rencontre aussi Arnor, un néonazi cultivé, pour sa thèse sur l’extrême droite contemporaine. Trois ans, un enfant et une crise de jalousie plus tard, Omar brûle entièrement leur maison et quitte le pays. L’histoire commence en réalité bien avant, au cours de l’été 1941, quand les Einsatzgruppen, aidés par la population locale, massacrent tous les Juifs de la petite ville lituanienne de Jurbarkas. Deux arrière-grands-pères d’Agnes sont pris dans la tourmente – l’un d’eux tue l’autre – et, trois générations plus tard, Agnes est obsédée par le sujet.
Illska parle de l’Holocauste et d’amour, d’Islande et de Lituanie, d’Agnes qui se perd en elle-même, d’Agnes qui ne sait pas qui est le père de son enfant, d’Agnes qui aime Omar qui aime Agnes qui aime Arnor.
Dans un jeu vertigineux, Norđdahl interroge le fascisme et ses avatars contemporains.

 

Pendant l'échange entre l'auteur et l'ethnologue Pascal Dibie (DR)

 

L'auteur (à droite) et l'interprète (DR)

 

Dans le cloître de l'abbaye Saint-Germain pendant le discours inaugural (DR)