La grande salle du grand restaurant du Domaine du golf de Roncemay était pleine à craquer, dimanche après-midi, pour la der de la saison.

Le dernier service du barman Denis Mulot, aussi, en poste depuis 10 ans.

Un personnage pas facile, qui va à son rythme, toujours égal à lui-même, sans illusion, attachant, doté d'un humour décapant et d'un sens aigu de l'amitié.

Toutes et tous lui ont rendu hommage dans son style, la dérision et l'humour, à commencer par Joël Laporte qui porte-parole, au nom de tous, lui parla face-à-face, le bras enserrant son épaule, pour mieux se payer sa tête trahissant une réelle affection pour le bonhomme.

La directrice et sa complice contrariante Françoise Couilloud ne fut pas en reste et eut des mots tendres, pour une fois murmurera Denis, à son endroit, avec une voix où sourdait un léger trémolo.

Denis Mulot indifférent au golf lui préférant la nature, les oiseaux et les poissons, n'a mot dit devant tout ce tralala qu'il devait juger excessif. Mais il n'en pensait pas moins. Et sous son silence, certains ont imaginé deviner du brillant dans ses yeux, comme des larmes rentrées.

Il reçut un siège panier à pêche garni à l'intérieur de caoutchouc suspect et une bouteille de vin, bien sûr un Morey Saint-Denis, ainsi qu'un vélo électrique et une pièce montée à plat, un gâteau avec une fusée de lumière préparé par Pascal Guellec et ses acolytes dans la fraternité.

Une tranche de vie. Un bon moment. Un dimanche après-midi d'automne finissant dans ce beau pays de l'Yonne, ses mousses, ses gibiers et ses champignons. Ses femmes et ses hommes.

Un vrai moment qui montre que tout un chacun a sa place qui prend parfois beaucoup plus de place qu'on ne l'imagine.

Une leçon de vie.

P-J. G.

 

Denis

 

 Pour une fois n'est pas coutume, encore que... et quoique, Denis a trinqué avec chacun

 

Joël et Denis les comparses. Le message finalement n'est-il pas de dire que le golf c'est un sport merveilleux et ingrat mais qu'il est vital pour la santé mentale de ses adeptes, de ne pas parler de golf lorsqu'on en a terminé avec le 18ème trou ...? Denis de ce point de vue était et demeure un soignant hors pair, qui vous ramène sur terre

 

 

Françoise Couilloud au micro, en arrière fond Hubert Couilloud de retour au Roncemay retraité du Père Bize à Annecy, à gauche aux côtés de Bernard Lepoutre l'homme des mercredis ; à l'avant plan, les innénarables Patrice Mativet et Francine Nicod, lauréats

 

Denis tel qu'en lui-même : on ne change pas les rayures d'un zèbre (David Ogilvy un Écossais)